C’est à la Maison de l’Amérique latine que s’est tenue, le 1er octobre, la première rencontre- débat de la saison 2009-2010, séance inaugurale un peu particulière s’il en est car elle rendait hommage au poète, éditeur et traducteur que fut Fernand Verhesen.
Présidée par Philippe Jones, cette rencontre aura permis de mettre en exergue les différentes facette de l’activité littéraire de Fernand Verhesen au travers des interventions de Philippe Dewolf, André Doms, Mélanie Godin, Jean-Luc Wauthier et de Serge Nunez Tolin.
Le mot de rencontre est certainement le terme le plus approprié pour définir cette soirée. Les différents orateurs ont témoigné tant de leur rapport à l’œuvre de Fernand Verhesen qu’avec l’homme. Des interventions teintées d’une émotion et d’un respect palpable par le public venu en nombre pour cet hommage.
Philippe Dewolf qui nous a entretenu de la fabuleuse aventure éditoriale que fut celle de Verhesen, des Cahiers nouveaux au Courrier du Centre international d'études poétiques sans oublier Les Editions du Cormier, nous a fait d’emblée la surprise de nous diffuser un enregistrement sonore de la voix du défunt. L’émoi était plus que perceptible dans la voix d’André Doms qui nous a parlé de cet homme qu’il appelait avec tendresse «Soleil absent». Le rôle de traducteur et de passeur infatigable de poésie hispano-américaine nous a été relaté par Mélanie Godin. Serge Nunez Tolin nous a fait part de sa rencontre avec Fernand Verhesen, de la redécouverte de la langue de ses parents au travers de l’œuvre du poète et traducteur et de la nécessité de lire celui-ci ici et maintenant. Pour conclure, Jean-Luc Wauthier, au travers d’exemples, a souligné le caractère musical de la poésie de Verhesen, présenté comme chambriste plutôt que comme symphoniste. Au terme de leur intervention, chaque orateur a lu des textes du poète qu’ils affectionnent particulièrement.
Ces différents regards sur l’œuvre et la personne de Fernand Verhesen auront permis de se rendre compte de l’infinie reconnaissance à l’égard du travail qu’il a accompli et de l’immense tendresse témoignées à cet être d’exception resté pourtant ô combien modeste et probe.
La lumière a désagrégé mon ombre, écrivait Verhesen. J’ajouterais: pour l’éternité.
Merci!!
Frédérique Longrée
in le Journal des Poètes, 4/2009










