Œuvres complètes
Libre comme une maison en flammes, œuvre poétique complète de Jean Malrieu, aux Editions Le Cherche Midi, est une véritable somme. Cinq cent douze pages serrées de poèmes qui signalent admirablement les thèmes de l’amour, du pays occitan, des terres de promenade. La vie est sans réserve. Elle s’invente. Le lyrisme souverain porte haut les images de lumière, de solitude et de vie. Cette vision solaire du monde fait de chaque découverte un joyau; Malrieu perçoit la respiration du monde et fait œuvre de partage. Je repais mes yeux de beauté: magnifique note d’intention, beau principe esthétique. Un livre inoui.
Se surprendre mortel rassemble toute la poésie de Pierre Caminade. Le Castor Astral a eu là une très heureuse initiative: les poèmes en vers, ceux en prose sont tous effractions subtiles dans le réel. Il y a le plaisir haut de dire, de décliner la beauté de Rita, de nommer Paris, ses reliefs…Quand j’entre dans la mer, j’entre en scène.
Une sensualité aiguë surprend la vie brusque, nette, insolente: je te veux, ma ville de colline lente et de mer prochaine.
Eric Brogniet assemble dans Poèmes I (L’Arbre à paroles) la substance de sept recueils. Un lyrisme subtil honore la lumière, les astres, le feu, le temps premier. Le poète habite sa poésie, saisit le provisoire, évoque l’absence, dénonce la vacuité. Inspirée par les peintres, sa poésie nomme la nuit, tutoie les couleurs.
Aussi le poète sait-il parfois les nuances du bonheur, la halte et les jalons.
Philippe Leuckx
Le Journal des Poètes, N°4 / 2006










