(née à Cluj, Roumanie en 1947)Les Pierres
Tandis que je songe
on claque fortement
les portes de mon rêve
comme si j'étais la locataire
de mon propre cœur ...
Quoique la maison de mon cœur
n'ait ni portes, ni fenêtres,
ni murs
et que celle qui s'effraye
soir en fait ma ménagère,
la mélancolie.
Elle dit
que dans le jardin de la mémoire
depuis quelque temps déjà s'est empilé
tout un monceau de pierres
à lapider les rêves
Traduction: Tudor Ionescu
«Le Journal des Poètes», N° 1 / 2006










