Un poème de Franco Marcoaldi, traduit par Roland Ladrière.
Dans une langue précise, décrivant tous les aspects de la vie, mêlant au chant ce qu'il faut d'humour, Franco Marcoaldi nous offre des poèmes d'une grande limpidité.
Historien, écrivain et critique littéraire, il travaille à Rome comme collaborateur du quotidien La Repubblica. Il a reçu le prix Viareggio en 1992. Son dernier recueil Il tempo ormai breve (Einaudi), dont nous présentons ici des extraits, a obtenu le prix international LericiPea à La Spezia en 2008.
La dernière goutte d'huile
Dehors on récolte
les olives, dans la cave je récupère
péniblement, goutte à goutte,
la dernière bouteille de vieille huile.
Voilà une belle façon de finir:
au moment précis
où la nouvelle est sur le point d'arriver.
Apothéose du temps circulaire.
Le Journal des Poètes, N° 4 / 2009










