Un inédit de René Char sur Follain
Jean Follain occupe une place, dans la poésie, mobile comme l’est une source à flanc de coteau, car celle-ci hante toute chose, d’abord par son nom même et la vitesse où on la cherche, où ce sera une grâce de la trouver, ensuite parce que devenue cours d’eau elle irrigue alors une géographie composé à l’extrême, civilisée par les ouvrages et les coutumes de ses habitants, eux toujours en mesure d’étirer, d’écarteler leur civilisation nerveuse… Noble plume de Jean Follain! Poésie de plus en plus aimée de beaucoup.
René Char, 1977
Le Journal des Poètes, N°3 / 2007










