Un poème d'Helmut Hannig
Le nuage
devant ma fenêtre
dans le bleu trompeur du ciel,
cette clarté bizarre, comme égarée,
peinte
haleine froide du vent
coup de pinceau
d’ornements en dissolution –
indigo d’ombre mouvant
sous son doigt filigrane
contacts qui n’adhèrent pas
éphémères dans l’espace
s’enfonçant dans l’obscurité des forêts
les rêves se perdirent
entre toi et moi
à la recherche d’un monde autre
et pourtant dans le matin nouveau
devant ma fenêtre
le nuage
Traduit par Rüdiger Fischer










