FERNAND VERHESEN
Quelque soixante années de présence, dont certaines chaque mercredi au Journal des Poètes avec Flouquet, Ayguesparse ou Vandercammen, furent sources d’échanges, de confiance, d’amitié profonde. Fernand prit chez moi la place vacante du grand frère. Nos conversations, parties souvent d’un texte, s’enchaînaient à l’actualité du monde. Plus philosophe que je ne le suis, nous partagions cependant notre admiration pour Reverdy ou Char, pour Paul Klee ou Nicolas de Staël, pour la liberté mais aussi la rigueur. Il me dédia son dernier recueil publié A juste prise. Les textes, par lesquels je souhaite ici l’accompagner, extraits de Domaines en cours, édités au Cormier en 2001, portent son nom en dédicace. La fidélité ne reste-t-elle pas à jamais en cours?
Philippe Jones.
Le Journal des Poètes, N°3 /2009










