Intervention de Dominique Massaut à la Haute Ecole Paul-Henri Spaak à Nivelles – 7 avril 2011
C’était le jeudi 9 avril 2011, dans une classe de la Haute Ecole Paul-Henri Spaak (département pédagogique) à Nivelles. Trois heures d’approche de la poésie par le slam ! Un rapport participatif à souhait. Jean-Pierre Dopagne, avec tout son souci permanent de découverte et de création, sa charmante collègue Céline Linsmaux, ainsi qu’une vingtaine de leurs élèves appelés bientôt à enseigner eux-mêmes la littérature, à éveiller au poème. On parle du mouvement slam. On trie le vrai du faux. On essaie de définir. Questions. Tentatives de réponse. Mais qu’est-ce donc finalement que le slam ? Sans doute un nouveau terrain d’expression pour les poètes plutôt qu’une forme artistique émergente. Des éléments sont donnés pour appréhender son esprit, son éthique. L’ouverture. L’accès à la scène pour toutes et tous. Sortir de la torpeur. Faire claquer les mots (to slam = claquer en anglais). Réinsuffler du mouvement et de la fête dans la création et la diffusion de la poésie. Un certain esprit de famille. L’importance primordiale du public. Une renaissance de l’oralité en littérature, de l’art du rythme. Etc.
Autour de l’anthologie critique Zone slam (Vol. 1), publiée récemment par L’Arbre à paroles (en collaboration avec le Centre de Jeunes La Zone), on se met alors à l’écriture, à partir de contraintes formelles, tout en sachant que, ensuite, le poème sera mis en voix. En quelques consignes successives, on obtient alors un florilège de lettres à son poste de télévision. Humour, points de vue critiques, féroces parfois, assonances… tout éclate de façon jubilatoire dans une micro scène slam où presque tous se prennent au jeu.
On terminera cette après-midi délicieuse par un exercice d’écriture sonore au service d’une annonce vocale pour un stage*, et avec, en poche, sans doute un bel outil pour intéresser les jeunes générations, de façon active, à la poésie.
* Les étudiantes préparaient une journée intitulée "atelier de formation professionnelle" (le 9 mai) au cours de laquelle elles recevraient deux classes du 1er degré de l'enseignement secondaire. Ces deux classes viennent de l'Institut Technique Provincial de Court-Saint-Etienne. Au cours de cette journée, divers ateliers étaient organisés afin de sensibiliser les jeunes élèves à la poésie au sens le plus large possible, à l'aide de domaines et techniques variés : écriture, gestuelle, peinture, les 5 sens, slam...










